La bouleversante signifiance du Verbe universel

reims

« Figure-toi ce monde, figure-toi ce monde immense dont les voûtes incommensurables sont portées par les galaxies, dont les vitraux sont les étoiles et les astres.

Figure-toi ce monde, cathédrale à perte de vue qui n’est que Son marchepied. Imagine, à travers le balcon de ton âme, le chœur innombrable des anges chantant chaque jour Sa gloire.

Ils te tendent la main pour rejoindre Son chœur ! Entends l’explosion infinie de chaque jour renouvelant la création du monde ! L’univers tout entier est dans ton âme, et ton âme est dans Sa main, et Sa main est vaste comme sept milles mondes.

Il te suffit d’écarter l’iris de ton âme, tremblante, apaisée, déchirée, exaltante, il te suffit d’ouvrir ton âme pour apercevoir le monde tel qu’il est, infini, bon, beau, bouleversant, comme l’Esprit qui l’a conçu !

Tu les vois, tous les vivants passés de l’autre côté du monde ? Tu les vois, tous les glorieux ressuscités dans le chœur immortel, qui chantent la Gloire de Dieu ?

Tu crois que Dieu n’est pas là, et pourtant Il est partout. Il est dans chaque goutte qui tombe du ciel irlandais et qui, avec ses sœurs, remplissent les lacs et les océans. Il est derrière chaque rose, dans chacune des graines que porte le pyrrhocore, dans le soleil de des deux hémisphères.

Il est dans le battement musical du grillon, dans le déploiement des ailes du cygne, il est dans le ronronnement du chat paisible contre le sein de sa mère.

Tu souffres, tu jouis, tu contemples, tu déchires, tu transformes, tu oublies, mais Lui demeure.

Figure-toi les voûtes de la cathédrale du monde qui sonne de toute la bouleversante signifiance du Verbe universel ! Contemple son rayon qui transperce l’ombre de nos misères dans une confidence vraie, dans une nuit de consolation, dans le sourire de l’aurore, dans la mort de l’être aimé, dans l’acquiescement des yeux chéris.

Notre scepticisme est changeant, nos doutes inconstants, mais la Lumière, elle, revient dans notre monde avec la constance de la marée. »

Erimitius, in Illuminations, 1243 (traduction française d’Alexandre Pâris )

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