Urban Piss

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Fountain, Marcel Duchamp, 1917, © Alfred Stieglitz.

La dernière blague de notre bonne vieille Anne Hidalgo ne peut que faire hurler de rire toute personne sensée. Pour peser dans l’entre-tour, la candidate du PS, celle-là même qui veut un Paris qui ose, a déclaré qu’elle désirait s’occuper de nos fesses.

« Les toilettes publiques, les sanisettes, elles sont très jolies sur le design, mais je me suis dit un jour : pourquoi on ne demanderait pas aux grands créateurs de mode parisiens de nous rhabiller ces sanisettes avec ce qui fait un peu leur marque, leur identité… J’en ai parlé avec quelques grands créateurs de mode, ils sont tout à fait partants », affirmait-elle à France Info hier matin. Lire la suite

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Votez Hidalgo !

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Petits conseils aux indécis. Lire la suite

Cher papa Noël…

Photo : Romuald MEIGNEUX/SIPA

Photo : Romuald MEIGNEUX/SIPA

Joie dans le ciel, c’est bientôt Noël. Les rues se parent d’élégants panneaux publicitaires, les oreilles s’enchantent des douces mélodies de la chorale des Publicitaires, qui vous hurle ses « bons plans » et ses « offres spéciales » dès que vous faites mine de vous détourner des vitrines. Bien sûr, cette année encore, on va parler et reparler Lire la suite

Blood, Sweat and Sun

ImageDavid Pujadas : « Certains disent que vous devriez être un Churchill pour la France, du sang, de la sueur et des larmes. » François Hollande : « Mais je ne veux pas être un Churchill, je ne veux pas de sang, de sueur, de larmes. Je veux de l’espoir. »

Les politiques – peut-être par réaction anti-sarkozyste – semblent avoir peur d’être autoritaires, ces derniers temps. Hollande à la place de Churchill : « J’ai entendu les revendications des nazis. J’en entends qui disent : l’Angleterre et l’Allemagne sont en conflit. Mais nous ne sommes pas en conflit. Il y a – je le sais, je l’ai dit – des points de divergences entre nos idées. Mais je vous le dis, nous trouverons des accords, nous créerons des commissions de consensus. Je prends l’engagement que d’ici 1945,  nous réduirons de moitié le nombre de bombes larguées par les nazis sur le Royaume-Uni. Mais j’entends les revendications de nos amis allemands. Je les respecte. D’aucuns appellent cela une guerre. Moi je n’aime pas les guerres. »

Il y a une vague générale de timidité face au pouvoir, c’est effrayant. Une journaliste à Anne Hidalgo : « Et pour le logement, vous avez tapé sur la table ? – (Voix lente et gentille) Non, je n’ai pas tapé sur la table. J’ai réuni les intervenants. » Hollande à la fin de son interview, mi-blagueur mi-sincère : « J’espère que je n’ai pas été trop long. »

Le contexte mondialisé et européen, pourtant, demande aux dirigeants de plus en plus de force de persuasion. Dans le cadre national, il est vrai, les institutions de la Ve République procurent elles-mêmes aux élus le pouvoir légitime nécessaire. Mais pour mettre une grande politique en place – prenons pour réguler le marché financier – il faut souvent dépasser le simple cadre national, obtenir l’accord des membres du G20 ou de la Commission européenne, par exemple, et vaincre les résistances individuelles ;  il faut persuader des interlocuteurs inflexibles, décupler l’influence réelle de la France. Paradoxalement, il semble que certains cherchent à conquérir le pouvoir par la douceur, la gentillesse et le consensus (annihilant ainsi ce qui relève du politique, qui consiste à défendre une position non consensuelle), alors que le monde demande de plus en plus de pouvoir effectif. Puis les mêmes se plaindront de la montée des extrêmes et leur opposeront… la modération.

Gédéon Triolet