Oui-Oui chez les Romains

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Fresque de Pompéi, Ier siècle. Une séance de bisous, assurément.

On trouve dans certains livres d’Histoire un précipité du parfum moral de notre époque. Voyez l’interview sur Rue89 de Thierry Eloi, auteur avec Florence Dupont d’un essai sur L’Érotisme masculin dans la Rome antique. Lire la suite

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Panorama de la culture geek (5) : Lara Croft est une femme !

Lara_Croft

Fantasme sexuel pervers ou aventurière attachante?

L’affaire est maintenant un peu vieille, mais elle n’en est pas pour autant inintéressante et encore moins inactuelle. Il y a quelque temps, une jeune gameuse, Mar_Lard, s’était fendue d’une série d’articles très pertinents pour dénoncer le sexisme dans la culture geek. La liste ignoble de faits encore plus immondes parle d’elle-même : le machisme tendance pervers est une réalité sur le Net et dans les communautés de gamers. Lire la suite

Les modernes, ces extrémistes chrétiens

Nevermind

Pochette culte de l’album Nevermind de Nirvana (1991) : l’infantilisme selon Cobain.

« Si vous ne redevenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Matthieu, Chapitre 18) : telle est la phrase de l’Évangile que nos modernes ont retenue et cherchent par tous les moyens à appliquer avec le plus grand zèle. Lire la suite

XV de la Poule

Marie-Alice Yahé, capitaine du XV de France

Dans le calendrier des festivités modernes, vous aviez, je présume, oublié l’importance de cette semaine, celle du sport féminin. Cet évènement n’est pas que la promotion d’un secteur négligé par les médias, parfois sans raison, mais surtout une vaste vitrine pour la bonne conscience féministe. L’Equipe me l’a fait découvrir de façon fulgurante en titrant sur son site internet : « Féminin n’est qu’un adjectif ». Cette parole malheureuse, on la doit à la très courageuse capitaine de l’équipe de Rugby féminine, Marie-Alice Yahé. Enfin, pas si malheureuse, car cette phrase est évidemment sortie de son contexte. La sportive expliquait en fait : « dans le rugby féminin, féminin n’est qu’un adjectif ». Notre capitaine voulait sûrement expliquer que le jeu restait le même, et n’avait certainement pas l’envie de devenir un porte-étendard du gender.

Ne vous attendez pas à ce que je critique le rugby féminin comme l’avait fait de façon stupide l’ancien sélectionneur du XV de France masculin, Marc Liévremont en évoquant sa sœur jouant à ce noble sport : « Ma sœur a joué au rugby, malheureusement ! On était catastrophé dans la famille. Elle s’est fait mal, évidemment ! ». Pour avoir vu des filles courir et se démener sur le gazon pendant mes années de lycée, je peux vous affirmer que le spectacle est bien souvent de grande qualité. Se concentrant moins sur l’impact physique et rivalisant d’ingéniosité dans les combinaisons, le rugby pratiqué sous mes yeux était beau, engagé et intelligent. Ainsi, la bataille que livrent, dans l’intimité et le secret,  les rugbywomen du XV français est d’autant plus belle qu’elle est gratuite, menée pour la fierté du maillot et dans le seul intérêt de contribuer au prestige de son pays. Et contrairement à leurs amis masculins, les Françaises sont allées cette année écraser la perfide Albion à Twickenham, enchaînant deux succès dans leur Tournoi des Six Nations…

Nous savons néanmoins que le sport fonctionne grâce à l’argent injecté, tout comme Amstrong ne monte le Ventoux qu’à la piquouse et aux poches de sang ; et si ce genre de sports féminin n’attire aucun sponsor, c’est ainsi. Ce n’est ni une raison pour s’apitoyer, comme le fait L’Equipe, sur un sport dont ses journalistes ne parlent qu’une fois par an, ni une raison pour lancer une chasse aux sorciers au nom de Sainte Egalité. Laissons à notre XV ce bel emblème du Coq, non celui de la domination masculine sur ses poules, mais de l’orgueil bien placé et de la ténacité. Allez-y, poussez, petites !

Bonaventure Caenophile