Le réactionnaire authentique

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Aujourd’hui nous publions la traduction par Edmond Leboîteux d’un texte déjà publié en France (mais beaucoup moins bien traduit), l’article du Colombien Nicolas Gomez Davila, connu sous le titre du Réactionnaire authentique publié en avril 1995 dans le numéro 240 de la Revista Universidad de Antioquia, n° 240 (pp. 16-19).

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Réponse à « Guère de religion » : Les guerres du XXe siècle furent religieuses ou ne furent pas.

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Le Triomphe de la Mort, Pieter Bruegel l’Ancien, circa 1562, Musée du Prado, Madrid. © Musée du Prado.

Réponse de Jean-Suie Fortaise à Bonaventure Caenophile. Lire la suite

La marche à suivre

lamarcheSous la menace d’un très hypothétique (pour ne pas dire fantomatique) péril raciste dans notre cher pays, le moulin à prières médiatique tourne en ce moment à plein régime[1] et souffle ses vœux pieux et bénédictions sirupeuses par-dessus les défilés antiracistes, ces fameuses « marches », pénibles randonnées citoyennes qui sont évidemment l’occasion Lire la suite

Cybertartes

Internet, la néo-réalité de ce que Joël de Rosnay appelle élégamment les Mutants Hybrides Bionumériques Géolocalisés

Internet, la néo-réalité dans laquelle évoluent ceux que Joël de Rosnay appelle élégamment les Mutants Hybrides Bionumériques Géolocalisés

Il y a des baffes qui se perdent, et je pèse mes mots. Il m’a souvent été donné de contempler un optimiste dans son milieu naturel (un écran de télévision, par exemple), et l’expérience me donne en général l’impression d’être un entomologiste étudiant un fascinant spécimen, encore que je n’imagine pas un entomologiste rire d’une fourmi ou sur le point de lui en coller une entre les mandibules.

Attention, il ne s’agirait pas de baffes agressives ni même douloureuses, mais plutôt de celles qu’on donnerait volontiers à un idiot qui dit une ânerie. Et en matière d’âneries, j’en connais un qui les profère à proportion de son impressionnant CV, dont vous n’avez peut-être pas entendu parler, mais qui fait fureur dans les milieux positifs. Joël de Rosnay, vous connaissez ? Lire la suite

Dominique Venner, l’homme qui a eu tort

venner-dominique-Dominique Venner s’est donné la mort, hier après-midi, au pied du maître-autel de Notre-Dame-de-Paris, d’une balle dans la tête. Un geste perturbant qui n’a pas manqué de soulever des questions : pourquoi se suicider à soixante-dix-huit ans ? pourquoi ce païen convaincu a-t-il décidé de terminer sa vie dans l’un des cœurs de la chrétienté médiévale ?

Venner était historien, spécialiste de l’armement. Il avait beaucoup écrit sur les temps troublés de la première moitié du XXe siècle, et maintes fois rappelé son attachement au socle hellène, romain et celte de la civilisation européenne, socle démantelé par le judéo-christianisme. Dans un élan très antique, il s’est volontairement donné la mort, non pour mettre fin à une dépression, non pour fuir la réalité de la vie, mais pour secouer les consciences, leur ouvrir les yeux sur le « grand remplacement » de la population française par l’immigration extra-européenne. Une fin triste qui ne manquait pas de noblesse. Lire la suite

Un chantier sans ouvrier

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Le réservoir à idées le plus officiel de France

Bonaventure Caenophile flingue Terra Nova. Lire la suite

Cachez cette flèche que nous ne saurions voir

Cathédrale_Strasbourg

Un ami éclairé me disait l’autre jour : « l’œuvre du progrès est en marche, tout concorde à rendre l’homme meilleur d’années en années » ; le bon sentiment fait honneur à sa qualité d’homme du monde. Je ne puis m’empêcher malgré tout de poser une question : si l’homme s’améliore de jour en jour, ne sommes-nous pas terriblement cons? En effet, si l’on progresse de jour en jour, il arrivera une époque où nous serons tous beaucoup plus avancés qu’aujourd’hui. On pourra dire dans ces quelques dizaines ou centaines d’années : nous étions des cons terribles, et nous rirons. Or çà, dès lors, que ne nous écrasons-nous pas, comme les limaces que nous serons devenues, nous d’aujourd’hui, demain ? Pourquoi s’évertuer à quêter le bon qui nous rend chaque jour meilleurs, si ce que nous faisons aujourd’hui sera devenu terriblement réactionnaire et obscurs dans des années ?

Peut-être que le « mariage pour tous » deviendra le comble de l’horreur fasciste dans trente ans. Et alors à quoi bon faire cette avancée ? Il conviendrait sans doute de mourir bêtement, de faire imploser le monde, puisqu’il semble que ce soit le seul moyen d’endiguer notre odieuse tendance à la médiocrité dans le passé. Je dis qu’il est terrible de s’autoriser encore à vivre ; c’est l’œuvre de dégénérés et d’inconscients. Par ailleurs, j’ai l’horreur de constater que si nous avançons (ce qui est un fait, puisqu’hier n’est pas aujourd’hui), il est difficile de voir que nous nous améliorons.

Déjà, en 1793, la municipalité transformait la cathédrale de Strasbourg en « Temple de la Raison », avec ces mots : « Ce temple avait été pendant quinze siècles le théâtre de l’imposture. À la voix de la Philosophie, il fut purifié en trois jours de tous les ornements ridicules du fanatisme ». Comme par une intervention divine, on l’aura compris. Aussi, on trouvait dans la cathédrale, d’immenses drapeaux marqués ainsi : « Le trône et l’autel avaient asservi les hommes » et « La raison et la force leur ont rendu leurs droits ».

On était également confronté, parmi ces gens de grande intelligence, à un dilemme affreux: devait-on garder ou non cet édifice inchangé, « car la tour [était] surmontée d’une croix qui ne peut convenir qu’aux temples du fanatisme ». A ce sujet, un éclairé parmi les lumineux estimait dans un accès de bon sentiment, et, nous dit l’article de l’internet, dans un souci de « faire preuve de civisme », qu’il fallait détruire la flèche la plus haute du monde, au motif que « l’existence de cette flèche altière blesse profondément le sentiment de l’égalité ». Le bâtiment ne dut son salut qu’à l’intervention d’un certain Sultzer, pour lequel cette avancée de la raison était décidément trop en avance, et qui proposa de coiffer, à la place, la flèche d’un bonnet phrygien en fer forgé, ce qui fut fait.

Oui messieurs-et-dames, à l’époque de ces hautes idées, on coiffait les temples, pensant qu’ainsi, « on réveillerait bien autrement le civisme des populations en plantant le symbole de la liberté sur cette pyramide gigantesque, pour annoncer au loin la fin de l’esclavage aux populations rhénanes ». Rien d’étonnant à ce que les pourfendeurs de l’Eglise, accusée d’asservir les hommes, se mettent à imposer à la vue du peuple ses symboles libérateurs, pour ouvrir ses chakras. Peuple qui ne s’y trompe pas, du reste, et qui appelle la chose « chaufferette à café ». Comme quoi, la loi du quotidien répond toujours mieux à la bêtise que l’onanisme intellectuel. Toutes considérations utiles pour dire que je ne me sens pas si éloigné de cette époque, puisque aujourd’hui, on nous propose de marier deux hommes ensemble, on essaye de faire pisser les hommes assis, pour des histoire d’égalité, on nous explique que le sexe n’existe que dans le fantasme bourgeois et réactionnaire de la famille nucléaire, et qu’il serait bon de se détacher de ces évidences, voyons, enfin, nous l’savons tous très bien, on hurle à l’épouvantable machisme de l’appellation « école maternelle », et on nous donne à contempler des donzelles avides d’égalité, affublées de barbes pour faire comme les hommes. En somme, on vit toujours dans un monde qu’Ubu trouverait gênant de loufoqueries. Je m’étonne qu’on ne soit pas plus offensé de n’avoir en rien évolué de ce point de vue. Moi qui crois fermement, comme tout le monde, au progrès et à l’évolution de l’homme, je ne comprends pas le retard que l’on prend.

On notera pour finir, que la fille du fameux Sultzer finira supérieure générale des Sœurs de la Charité de Strasbourg, ce qui prouve bien que tout fini toujours pas revenir dans les cases.

R.V. Radeyschandt