Le Chevalier aveugle

Le chevalier, la mort et le diable

Albert Dürer, « Le Chevalier, la Mort et le Diable », 1513

Et il leur dit : « Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, de même celui qui a une besace, et que celui qui n’en a pas vende son manteau pour acheter un glaive. Car, je vous le dis, il faut que s’accomplisse en moi ceci qui est écrit : Il a été compté parmi les scélérats. Aussi bien, ce qui me concerne touche à sa fin. »« Seigneur, dirent-ils, il y a justement ici deux glaives. » Il leur répondit : « C’est bien assez ! » Lc 22, 36-38

C’est d’abord avec surprise et incompréhension que j’ai appris hier le suicide spectaculaire de Dominique Venner. M’est d’abord venu à l’esprit le dialogue suivant le suicide de Jean Rochefort dans RRRrrrr ! :

« – Il l’a dit, il l’a fait. Grand homme.

– Grand con, oui… » Lire la suite

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Dominique Venner, l’homme qui a eu tort

venner-dominique-Dominique Venner s’est donné la mort, hier après-midi, au pied du maître-autel de Notre-Dame-de-Paris, d’une balle dans la tête. Un geste perturbant qui n’a pas manqué de soulever des questions : pourquoi se suicider à soixante-dix-huit ans ? pourquoi ce païen convaincu a-t-il décidé de terminer sa vie dans l’un des cœurs de la chrétienté médiévale ?

Venner était historien, spécialiste de l’armement. Il avait beaucoup écrit sur les temps troublés de la première moitié du XXe siècle, et maintes fois rappelé son attachement au socle hellène, romain et celte de la civilisation européenne, socle démantelé par le judéo-christianisme. Dans un élan très antique, il s’est volontairement donné la mort, non pour mettre fin à une dépression, non pour fuir la réalité de la vie, mais pour secouer les consciences, leur ouvrir les yeux sur le « grand remplacement » de la population française par l’immigration extra-européenne. Une fin triste qui ne manquait pas de noblesse. Lire la suite